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Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #76684 dans Livres
- Marque: Brand: Livre de Poche
- Publié le: 1999-05-01
- Langue d'origine:
Français - Nombre d'articles: 1
- Dimensions: 6.90" h x
.90" l x
4.30" L,
.0 livres
- Reliure: Broché
- 447 pages
Fonctions
- Used Book in Good Condition
Description du produit
447pages. poche. broche.
Commentaires clients
Commentaires clients les plus utiles
1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile.
très bon roman d'il y a 20 ans mais si actuel
Par charlou55
Quelle est la différence entre l'Europe d'aujourd'hui face aux migrants ou notre immigration passée et les américains envers les mexicains et autres éthnies ?Aucune malheureusement, l'immigration toujours le bouc émissaire de toute une société qui vit dans l'opulence et qui ne veux surtout rien céder aux plus malheureux. La misère ou la guerre qui les poussent à abandonner leur pays et à vivre terrer comme des rats en Europe ou aux Etats unis, seule alternative que nous leur proposons.Ce livre décrit une triste réalité plus actuelle que jamais et qui nous pousse à comprendre les raisons qu'ont ces hommes de quitter leur pays.
8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile.
Universel !
Par A.L
Il y a seulement dix ans Topenga Canyon n’était rien qu’un des maquis dans les montagnes de Santa Monica à l’ouest de Los Angeles, paradis de coyotes et de descendants des indiens Tongva. Aujourd’hui telles d’envahissantes métastases, les lotissements grand standing à mur de sécurité rongent le relief pour abriter les immigrés de la bonne couleur fuyant le Down-Town et la Vallée, ses gangs, sa pollution, et par-dessus tout son intolérable proximité avec ces émigrants de la mauvaise teinte.Delaney lui, fait partie des heureux 88%, taux de la population blanche à bon revenu, pour laquelle l’immigrant a la réalité virtuelle d’un jeu vidéo. Sauf que Delaney lui est un humaniste, un esthète branché cuisine raffinée, et étude de la faune locale. Sa femme, principale source de revenus du ménage, vend des maisons de standing avec la rigueur et discipline d’un commando de marine. Pour faire court chez le Delaney tout est sur rail d’autant plus qu’étant ouverts sur le monde on comprend tout à fait qu’une armée de latinos aient eux aussi envie de partager le rêve américain. L’Amérique n’est-elle pas une nation d’immigrés ? N’est-il-pas ?Sauf qu’un jour on se rend compte que son paradis prend l’eau. Ça commence avec ces détritus abandonnés dans la nature, puis des sacs de couchages et des campements sauvages tout près des pistes de jogging. Un somme d’incivilités comme autant de signes avant-coureurs d’un dérèglement. Puis ce sont ces marchés du travail à ciel ouvert, de plus en plus importants, des signes de plus en plus visibles cette fois. Mauvais pour l’immobilier. Le virtuel sort de l’écran, et même finit par sentir, par gêner par menacer. C’est en observant au quotidien l’évolution du mal que l’auteur décortique de façon efficace et particulièrement judicieuse le cheminement de la pensée raciste qui entraine le rejet de l’immigrant. Une dose de pragmatisme suivie d’une bonne dose de paranoïa et le sentiment que l’on vient pisser sur un paillasson qui vous coute déjà cher en entretien.Cette prévisible rencontre va générer son cycle infernal. Un jour sans fin qui nous rejoue sa sempiternelle version du «pousse-toi de là que je m’y mette» et qu’apprécieront sans doute les 0.4% d’indiens survivants dans le coin. Mais l’auteur nous la joue un peu trop grand drame. Et bizarrement, si bizarrement d’ailleurs que l’on pourrait penser à un calcul délibéré, la compassion que l’on devrait avoir envers nos pauvre latinos est avalée par ce ressentiment qui nous submerge quand on remarque que ce grand crétin de mexicain sans boulot, sans carte verte, sans pognon, sans toit, sans même la moindre jugeote, entraine dans son odyssée une gamine de 17 ans à laquelle il ne trouve rien de mieux que de faire un enfant. Histoire de voyager plus léger sans doute.En abordant le problème de l’immigration par le biais de la transformation d’un humaniste en raciste l’auteur va non seulement à l’essentiel mais à l’essence même du phénomène, si bien que si nous habillions nos mexicains avec d’autres oripeaux nous pourrions croire que ce ivre fut ausi écrit pour nos latitudes. En dépit d'un style magnifique, une étoile en moins pour un excès pathos et quelques longueurs
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile.
Un bon roman toujours très actuel
Par Eminian
T.C. Boyle (Tom Coraghessan Boyle) est un écrivain et romancier américain né en 1948 à Peekskill dans l’Etat de New York. Depuis 1978, il anime des ateliers d’écriture à l’Université de Californie du Sud et vit près de Santa Barbara, dans une maison dessinée par l’architecte Frank Lloyd Wright. Il est l’auteur de plusieurs recueils de nouvelles ainsi que de nombreux romans. Celui-ci, América, date de 1995.Delaney Mossbacher est écrivain, rédigeant des articles écolos pour la presse ; sa seconde femme, Kyra, bosse pour une agence immobilière ; avec Jordan le fils de sa femme, leurs deux chiens et le chat, ils habitent une jolie maison dans un domaine de résidences huppées vers Topanga Canyon, près de Los Angeles, loin de la grande ville et de ses dangers. Un soir, alors qu’il rentre chez lui en voiture, Delaney renverse sur la route un « chicano », un Mexicain entré clandestinement en Californie. Candido, c’est son nom, vit misérablement dans les broussailles au fond d’un ravin, avec sa jeune femme América, enceinte. Ils sont venus aux Etats-Unis, pour fuir la misère, la violence et la corruption régnant dans leur pays, bien décidés à travailler dur pour s’en sortir.Deux mondes que tout oppose, en théorie à cent lieues l’un de l’autre et pourtant si proches. La bourgeoisie aisée du monde de Delaney, ses belles demeures, ses belles voitures, la campagne toute proche, au fond du jardin, où il excursionne pour faire ses observations animales et alimenter ses articles. Et dans cette campagne, tapie dans les coins sombres pour échapper à la police et aux services de l’immigration, des Mexicains qui vivent là comme des bêtes, moins bien même, sans ressources, ne parlant pas la langue du pays, qu’on ne voit que sur le parking de la supérette, attendant le bon vouloir d’un patron qui les engagera peut-être pour une journée de labeur avant qu’ils ne retournent dans leur trou pour la nuit.La faim (sauf à bouffer dans les poubelles), la soif (boire l’eau croupie de l’arroyo), l’humiliation (lui le mari ne peut subvenir aux besoins de sa femme), la violence (América sera violée, Candido sera battu), T.C. Boyle nous plonge dans le destin tragique de ces immigrés qui fuient leur pays, prêts à endurer les pires souffrances pour, non pas toucher le gros lot, mais obtenir le minimum vital pour vivre dignement, à savoir un job et un toit. Candido et América vont devoir affronter, non seulement l’indifférence ou la répulsion des locaux mais aussi, leurs propres frères de misère, Mexicains aussi pauvres qu’eux mais qui n’hésiteront pas à les dépouiller du peu qu’ils possèdent, le combat pour la vie est sans pitié. Le lecteur enrage d’impuissance, car l’écrivain a pris soin de nous montrer Candido et América sous un jour favorable.De leur côté, nos Américains bon chic, bon genre, commencent à s’inquiéter de la présence de ces bandes de Mexicains venant dévaloriser leur décor ou source de tracas. Ils vont faire dresser un mur autour de leur domaine, avec un portique et un vigile à l’entrée. Et lentement, mais sûrement, nous assistons au retournement de pensée de Delaney, lui le libéral, opposé au départ à ce mur va s’y résoudre d’abord par lâcheté conjugale (sa femme y tient, elle), puis par paranoïa, allant jusqu’à traquer les Chicanos jusqu’au fond de la ravine armé d’un révolver. Ou comment le racisme, la peur de l’autre, en vient à gangréner même ses plus farouches opposants. Le roman s’achevant dans un final apocalyptique où l’écrivain, pour ne pas rendre son bouquin plus noir qu’il n’est déjà, semble ouvrir une porte à l’espoir en l’homme… ?Roman magnifique pour la forme. L’écriture est limpide, même si des tournures de phrases m’ont parfois étonné (« la petite boite noire à lui prêtée par le Service de surveillance électronique du comté de Los Angeles »), extrêmement détaillée comme toujours chez Boyle, portée par un souffle puissant, sans que le texte ne soit dénué d’humour pour autant ou de scènes grandioses. Roman dramatique pour le fond, car écrit il y a vingt ans, il reste complètement d’actualité, peut-être même pire encore.Un excellent roman.« Bien, mais… Où ces gens étaient-ils censés aller ? Rentreraient-ils au Mexique ? Il en douta, tout ce qu’il savait des espèces migratoires et des réactions d’une population qui se fait déloger par une autre lui disait le contraire. Tout cela conduisait à la guerre, à la violence et aux meurtres jusqu’à ce qu’enfin un groupe ait décimé l’autre et rétabli ses droits sur ses territoires de chasse, ses pâturages ou ses aires de nidification. C’était triste, mais les choses se passaient comme ça. »
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