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Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #260803 dans Livres
- Publié le: 2015-05-20
- Dimensions: 7.01" h x
1.18" l x
4.33" L,
- Reliure: Poche
- 648 pages
Commentaires clients
Commentaires clients les plus utiles
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile.après le carnage
Par al1caze
Fidèle lecteur de T.C Boyle depuis ses débuts ,je me régalais d'avance ! Et bien non : ce bouquin m'est tombé des mains plusieurs fois !! grosses déceptions !
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile.Oui mais...
Par Eminian
T.C. Boyle (Tom Coraghessan Boyle) est un écrivain et romancier américain né en 1948 à Peekskill dans l’Etat de New York. Depuis 1978, il anime des ateliers d’écriture à l’Université de Californie du Sud et vit près de Santa Barbara, dans une maison dessinée par l’architecte Frank Lloyd Wright. Il est l’auteur de plusieurs recueils de nouvelles ainsi que de nombreux romans dont celui-ci, Après le carnage, paru en 2013.« Rien n’aurait jamais dû troubler la sérénité des Channel Islands, petit chapelet d’îles au large de Santa Barbara, havre de paix pour une faune luxuriante que sont venus à peine déranger, au fil des siècles, quelques aventuriers solitaires, fermiers, hippies et autres naufragés… Mais c’était compter sans Dave LaJoy, défenseur acharné des droits des animaux, qui a déclaré une guerre sans merci à Alma Boyd Takesue, une biologiste qui s’est donné pour mission d’éradiquer les bestioles les plus nuisibles à l’écosystème de l’archipel. »Avec une féroce lucidité TC Boyle s’attaque aux protecteurs de la nature en tout genre qui à partir d’idéaux partant d’un bon sentiment, réussissent à obtenir des résultats inverses à leur cause, voire, comme ici, à engendrer des drames qui les dépasseront. Roman basé sur l’écologie et ses dérives, étoffe dans laquelle Boyle taille son réquisitoire qu’il suspend à plusieurs cintres venant enrichir l’architecture globale, comme cette lignée de femmes (toutes veuves ou abandonnées) commencée par Beverly dans les années 40, puis sa fille Katherine, elle-même mère d’Alma notre héroïne qui finira par accoucher d’une petite Beverly… Mais beaucoup d’autres thèmes contemporains, moins développés, viennent se greffer à cet ensemble déjà costaud.Le roman est énorme dans tous les sens du terme. Techniquement éblouissant par son écriture dense et profonde, ne lésinant pas sur les digressions et la précision des descriptions, utilisant un vocabulaire parfaitement choisi. Aucune page ne semble superflue néanmoins, tant la maîtrise de l’écrivain subjugue. Quelques accélérations du rythme parfois, viennent relancer avec bonheur la machine et des scènes extrêmement belles ou dures (comme celle où des corbeaux attaquent les agneaux) captent particulièrement l’attention du lecteur. Mais si la construction déstructurée impressionne elle aussi, par ses changements d’époque ou de situation brutaux, cette avalanche de compliments n’aboutit pas pour autant à une satisfaction entièrement comblée du lecteur. Certes, il s’agit d’un bon roman – peut-être même un peu plus que cela – mais quelque chose m’a manqué ou n’a pas su me satisfaire pleinement. Je ne sais pas quoi exactement, une approche trop clinique, à moins que cela ne relève de l’intérêt réel retiré de l’histoire ou du manque d’empathie pour ses personnages ?« Cela se passait plusieurs mois avant, vers l’époque où il était allé sur l’île avec les ratons laveurs : il avait demandé à Wilson de faire les premiers pas, et ce gars était le contact que Wilson lui avait fourni. Everson Stiles, ex-pasteur d’une église évangélique où l’on était persuadé qu’il fallait accueillir le serpent dans la maison de Dieu. Une fois par an, il organisait donc un rassemblement de crotales au cours duquel les paroissiens venaient au temple munis de sacs en toile plein de reptiles et se roulaient au milieu d’eux, baragouinant et demandant au Seigneur de les épargner de tout mal. Or, apparemment, le Seigneur les avait abandonnés car certains d’entre eux avaient été piqués, dont une petite fille de dix ans, mortellement. Il s’était suivi un procès dont l’issue avait été défavorable à l’église, ce qui marqua la fin de cette pratique et de l’église en même temps. »
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile.espèce invasive
Par A.L
Boyle maitrise à la perfection l’art d’empêtrer ses personnages dans leurs contradictions. C’est un esthète, un gourmand qui nous attire dans un savoir-vivre aux mots en français dans le texte pour mieux claquer le bec à notre vernis civilisé. Il nous régale, parce que le bougre a un talent exceptionnel, un art consommé pour décrire les situations et nous surprendre avec des scènes d’une intensité dramatique à dérègler nos glandes surrénales. Mais voilà ! Sa qualité est aussi son défaut. S’il sait raconter, parfois il en rajoute un peu trop en nous offrant quelques passages parfaitement superflus que l’on tolère d’autant moins que l’histoire est un peu faiblarde.C’est le cas ici avec cette bande d’écolo du style pieds-nickelés qui s’oppose, en gros, aux autorités obsédées par l’élimination d’espèces invasives qui colonisent une ile paumée, parce qu’une impénétrable voie administrative s’est prise pour le hasard et a décidé qu’une variété était plus légitime qu’une autre à devenir propriétaire du terrain. C’est du Boyle, donc on ne peut qu’admirer et gouter avec délice ce texte toujours incisif et intelligent. Il y a même quelques fulgurances à haute tension mais l’histoire reste poussive et joue même parfois les rediffusions si bien que l’on a du mal à être captivé. Mais il n’en reste pas moins que l’on est là dans une critique relative. Car si Boyle est un peu lassant dans cette affaire d’écolo, il n’en reste pas moins au-dessus du lot, un écrivain magistral, un observateur de cette espèce invasive toujours partante pour les grands carnages, la nôtre.Au passage, mais un peu noyé dans la masse, de beaux exemples sur la fragilité des équilibres dans les systèmes écologiques.
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