Pdf en ligne -Continuer- [PDF] Collection
Lire le livre -Continuer [PDF] Collection
Enjoy, You can download **Continuer- Pdf en ligne Now

Click Here to
**DOWNLOAD**

Détails sur le produit
- Rang parmi les ventes : #8661 dans Livres
- Publié le: 2016-09-01
- Sorti le: 2016-09-01
- Langue d'origine:
Français - Dimensions: 5.31" h x
.67" l x
7.32" L,
- Reliure: Broché
- 240 pages
Commentaires clients
Commentaires clients les plus utiles
12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile.Exagéré et souvent invraisemblable
Par Eric Blair
Hasard de l’édition, ces derniers mois nous ont donné deux ouvrages à la trame quasi identique. Celui-ci où une femme divorcée emmène son fils adolescent faire une randonnée à cheval au Kirghizstan et celui de Denis Labayle et Renaud François, intitulé Dans les pas du fil, dans lequel un père divorcé emmène son fils adolescent faire une randonnée à cheval au Kirghizstan. Dans les deux cas, il s’agit d’aider le fils à se sortir d’une spirale descendante et, chemin faisant, de permettre aux deux protagonistes de mieux se connaître. Si plusieurs différences distinguent ces deux livres, la principale d'entre elles est que le premier est imaginaire, alors que le second relate une histoire réelle.Quoiqu’il en soit, le roman ne m’a pas convaincu du tout. Je n’ai pas accroché aux personnages, qui me sont apparus trop caricaturaux. L’histoire est en outre assez convenue et souvent cousue de fil blanc.L’auteur s’intéresse essentiellement à la mère, chirurgienne de formation, à qui, un malheur de jeunesse, empêche de connaître le bonheur. Malheureusement, si l’on sent bien les intentions de l’auteur, l’écriture ne rend pas service au personnage. D’un coté, on a beaucoup de mal à envisager qu’une chirurgienne puisse jurer régulièrement, boive des quantités bière, manque singulièrement de sang froid et agisse sur des coups de tête. De l’autre, le style accumule trop souvent les réactions et situations outrées, comme dans une mauvaise série B. En fin de compte le fils, supposé à la limite de la délinquance, à l’air plus adulte que la mère. Du reste l’auteur lui prête parfois des pensées d’adulte plutôt âgé, c’est ainsi par exemple, qu’il se plaint que sa mère se comporte « comme dans un vieux et déprimant film français réaliste », autrement dit un film des années 1960.A ce propos, le réalisme n’est pas le fort du roman. Il accumule trop d'invraisemblances qui contribuent à empêcher de se sentir concerné par l’histoire. Ainsi, pour financer son voyage au Kirghizstan, l’héroïne doit vendre sa maison de famille (?!). Il a dû lui rester pas mal de surplus. Une improbable Kirghize, qui habite dans une « ferme », donne un revolver à notre héroïne, avec même des munitions. Il y a ensuite des passages totalement invraisemblables pour qui connaît un peu le pays ou même l’Asie Centrale : « Ils grimpent pendant une bonne heure un versant assez abrupt. Autour, il n’y a bientôt que des glaciers –on doit être au moins à quatre mille mètres (…) Ils avancent sur cette vaste esplanade herbeuse ponctuée de blocs de glace [?]. (…) Les glaciers qui les surplombent forment comme des murailles blanches aux reflets métalliques, bleus (…) En avançant entre les murailles de glace (…) ». Malheureusement du côté de Osh il n’y a pas vraiment de glaciers, encore moins avec des murailles de glace. De toute façon, un glacier ne se termine pas par des murailles, mais par une langue glaciaire… Il n’y a que la glace vive qui puisse avoir des reflets métalliques, mais à l’automne l’éventuelle glace est grise de saleté. S’ajoute à cela d’autres invraisemblances du type la participation du fils (touriste) à une partie d’oulak tartysh, qui, d’ailleurs dans les jailoo (alpages) ne se joue pas entre des poteaux, mais autour de vieux pneus. Et ainsi de suite, par exemple il n’y a aucune chance que des chevaux enfoncés dans la boue « jusqu’au bas de l’encolure » ( !) puisse avancer, qui plus est avec un cavalier sur le dos !Au total, il vaut mieux lire dans les pas du fils qui n’est pas une renaissance inventée. Ou bien encore Cavaliers des steppes de Nicolas Ducret qui lui est vraiment allé du Kazakhstan jusqu’en Afghanistan à cheval, et qui a réellement participé à un bouzkachi (nom local de l’oulak tartysh) à Kaboul.Ci-joint quelques photos du Kirghizstan dans les environs de Toktogul - Osh et d'une partie d'oulak tartysh.NB. On dit plutôt Kirghizstan ou Kyrgyzstan en accord avec le nom du pays Кыргызстан Республикасы (cyrillique) (CF. T-shirt d'un des spectateurs sur une des photos), ou avec le site de France diplomatie : "L’Ambassade de France au Kirghizstan..."
8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile.Dans les steppes de l'Asie Centrale
Par traversay
"Aller vers les autres, ce n'est pas renoncer à soi." C'est un peu facile et injuste, sans doute, de retenir d'abord cette phrase de Continuer, le roman de Laurent Mauvignier, mais elle n'est pas la seule de son acabit et se révèle assez symptomatique de la volonté de l'auteur de "profiter" de ses personnages pour délivrer une philosophie de vie, comment dire, plutôt passe-partout, et même si l'on n'a rien contre les bons sentiments à la condition qu'ils ne soient pas exposés de façon aussi plate. Il faut pourtant dire que le récit d'aventures de Continuer dans les grands espaces du Kirghizistan, à cheval bien entendu, recèle quelques moments d'action séduisants et ménage parfois un suspense prenant, quoique le plus souvent étiré par des considérations psychologiques d'une lourdeur non pas équines mais pachydermiques. Le livre est plombé par cette pesanteur constante, présente aussi bien dans les steppes de l'Asie centrale que dans les incessants flashbacks relatant l'existence de Sibylle, l'héroïne, avant son périlleux périple avec son rejeton. Les personnages de Continuer ont une étoffe proche de celles de protagonistes d'un roman-photo : mère, père et fils (Ah, cet adolescent mal dans sa peau qui déteste sa maman pour ne pas avoir à s'avouer qu'il l'aime). On passera charitablement sur l'évocation du terrorisme et de l'islamophobie, très maladroite et embarrassante. Mauvignier appartient à l'écurie des Éditions de Minuit où l'on trouve des écrivains tels que Echenoz, Viel, Gailly ou encore Oster qui, eux aussi, usent le plus souvent de phrases courtes. Mais comment se fait-il que leurs livres cavalent alors que Continuer, en dépit de ses deux chevaux, s'enlise et n'avance guère jusqu'à un dénouement aussi prévisible que quasi grotesque.
0 internautes sur 0 ont trouvé ce commentaire utile.La vie vaut d'être vécue
Par ABRY
Sybille, jeune femme brillante, chirurgienne, romancière au seuil du succès, plonge subitement dans la dépression lorsque son amour d’étudiant meurt dans un attentat à Paris. Seul Benoit arrivera à stopper la descente aux enfers, à lui redonner un certain goût de vivre, et Samuel, leur enfant, dont elle n’est pas sûre d’avoir envie…Mais Benoit est trop volage. Samuel s’élève donc tout seul entre un père absent et une mère déphasée, engloutie par sa haine pour les arabes et les musulmans, les musulmans et les arabes, tous responsable de la mort de son seul amour… La séparation avec Benoit envoie Samuel sur les chemins de la délinquance, jusqu’à cette nuit fatale où Samuel cautionne une tentative de viol. Electrochoc pour la mère. Elle décide alors de vendre ses biens et de partir avec son fils en randonnée à durée indéterminée, à cheval, au Kirghizstan. Loin, loin… Sybille espère que cet exil dans un autre monde, sauvage et généreux à la fois, Samuel va grandir.Il faudra qu’ils traversent des épreuves terribles, frôlant la mort à travers des paysages magnifiquement décrits, dans un suspense distillé avec art par l’auteur. C’est surtout grâce à la lecture par Samuel du journal intime dans lequel Sybille consigne chaque soir ses pensées les plus secrètes, que l’adolescent va finalement se rendre compte que la vie vaut d’être vécue, et qu’il faut absolument continuer, continuer…
No comments:
Post a Comment